3EME - PUBLICITE ET SOCIETE DE CONSOMMATION

2) « Publicité et société de consommation »

  • Pop Art  et société de consommation américaine :
Né en Angleterre, c’est aux États-Unis que le Pop Arts entreprend de magnifier l’objet commun, emprunté au quotidien. Le simple objet ( boîte de conserve par exemple) ou la figure médiatique (Elvis Presley) est agrandi, répété en séries ou bénéficie d’une mise en couleur variée.

Caractéristiques historiques :
Phénomène anglais (dès 1955) et américain (dès 1960).
Réaction à l’art abstrait.
Constats sur la société de consommation.
Iconographie contemporaine et urbaine.

Caractéristiques  artistiques :
Images populaires (mass-média)
Couleurs violentes
Dessin publicitaire
Gigantisme des œuvres
Contenu parfois critique de la société américaine



Andy Warhol, Campbell’s soup cans, 1962
 

Campbell's Soup Cans, souvent appelée 32 boîtes de soupe Campbell, est une œuvre d'art créée en 1962 par Andy warhol. Elle consiste en trente-deux toiles peintes, mesurant chacune 51x41 cm, et représentant chacune une boite de conserve appertisée de soupe Campbell's – une de chaque variété de soupe en conserve proposée par la marque à cette époque. Les peintures individuelles ont été fabriquées avec un procédé sérigraphie semi-mécanique, dans un style non pictural. Cette œuvre, basée sur des thèmes de la culture populaire, a propulsé le pop art comme mouvement artistique majeur aux États-Unis.


Lors de la 1ère exposition de ces 32 peintures à la galerie Ferus, en 1962,  elles étaient alignées sur un mur comme des produits sur une  étagère ! 


Ce fut un scandale ! Certains artistes contemporains (notamment issus de l'expressionnisme abstrait) jugèrent son travail de mercantile et prosaïque. Il était, en effet, impossible de réduire l'Art à l'équivalent d'une visite à l'épicerie du coin !Cependant, Warhol se fit connaître en tant qu'artiste et ses travaux ultérieurs sur le même thème allaient assoir sa notoriété et en faire non seulement l'artiste le plus renommé du Pop'Art, mais aussi, l'artiste américain le plus coté de son vivant !




L’exposition Ferus se termine le 4 août 1962, le jour précédent la mort de Marylin Monroe… On peut ainsi dire que le suicide de l’actrice a suscité chez Warhol l'envie de traiter les visages humains. Warhol a, en effet, acheté une photographie de Marylin et l'a fait directement convertir en sérigraphie en hommage juste après sa mort.
Les portraits de Marilyn Monroe  sont ainsi des effigies funéraires, de même que les images de Jackie Kennedy. 

Warhol deviendra très vite connu comme « l’artiste » peignant des célébrités.

Andy Warhol, Marilyn Diptyque, 1962


Andy Warhol, Campbell’s soup can I, 1969  



Andy Warhol, Brillo, 1964 


 Roy Lichtenstein, In the car (dans la voiture), 1963 

 Richard Hamilton, Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing ?, 1959 


James Rosenquist, I love you with my ford, 1961 


Tom Wesselmann, Still Life”2, 1962 



 
Edward Ruscha, Standard Station, 1966 


Mel Ramos, Velveeta, 1965 


 Robert Raushenberg, Retroactive II, 1964


Keith Haring, Icons 4, 1990 


Erwin Wurm, L’Artiste qui a avalé la Terre du temps où l’on pensait 
qu’elle était plate et l’Artiste qui a avalé le monde, 2006


  • Neo-Pop : street art, chefs-d’œuvre Kitsch et manga japonais à Versailles


Takashi Murakami, Jellyfish eyes, Max & Shimon, 2004 


 Jeff Koons, La Panthère rose, 1988
 

  • Nouveau réalisme : une société d’objets 
En France, en mai 1960, estimant que la peinture de chevalet a fait son temps, de nouveaux plasticiens, guidés par le critique d’art Pierre Restany fonde un groupe qu’ils vont nommer Le Nouveau Réalisme. Leur volonté est de rendre compte du réel dans leur pratique esthétique. Pour cela, ils vont "collecter" et assembler des fragments de leur environnement urbain quotidien.

Caractéristiques historiques :
Réaction à l’art abstrait
Réponse à la société de consommation

Caractéristiques artistiques :
Appropriation directe du réel par accumulation, collage, empaquetage, compression ...

Artistes :
Arman : accumulations de "déchets".
Yves Klein : traduction des "états-moments" de la nature, lien avec la cosmogonie, recherche du vide, de l’absolu.César : compression d’éléments métalliques.
Daniel Spoerri : "tableaux-pièges" dans lequel ils collent les restes de repas sur un support qu’il expose ensuite à la verticale.
Jean Tinguely : machines pleines d’humour construites avec des rebuts de ferrailles et d’objets trouvés.
Niki de Saint-Phalle : figures féminines construites à l’aide d’objets de rebut en lien avec l’univers féminin.
Martial Raysse : recyclage de motifs publicitaires : mannequin, néon).
Jacques de La Villéglé et Raymond Hains (décollagistes) : décollages d’affiches lacérées de la rue.



Arman, Poubelle des Halles, 1961


 Arman, Chopin’s Waterloo, 1961


Yves Klein, Anthropométrie de l’époque bleue, 1960


César, Compression, 1955


Daniel Spoerri, Le repas hongrois, série des « Tableaux-pièges », 1963


Jean Tinguely, Méta-Matic n°1, 1959


Christo, Cheval-Jouet Empaqueté, 1963


Raymond Hains, Panneau d’affichage, 1960


Martial Reysse, Souviens-toi de Tahiti, 1963

  
  • Figuration narrative : critique active des images stéréotypées

 
Erro, Aquarelles à Moscou, de la série « Chinese paintings » n°26, 1975
 
Gérard Fromanger, Le rouge, 1968 
Bernard Rancillac, L’ascension du footballeur, 1964 
Jacques Monory, Voiture de rêve, 2007

  • Fluxus : se révolter contre la société en s’amusant
 
Ben, Mourir, c’est facile, 1979  
Joseph Beuys, Infiltration homogène pour piano à queue, 1966 
George Brecht, La main de Roy Lichtenstein, 1967/68

  • Arte Povera : revenir à l’essentiel 


Giuseppe Penone, Cèdre de Versailles, 2002/2003 
Giovanni Anselmo, Sans titre, 1968 
Michelangelo Pisoletto, Vénus aux chiffons, 1967 
Bridget Ritey, Paean, 1973 
Victor Vasarely, Vega 200, 1968

  • Hyper réalisme : des œuvres sociales plus vraies que nature !


Duane Hanson, Supermarket lady, 1969 
Richard Estes, Baby Doll Lounge, 1978 

 
Gerhard Richter, Deux bougies, 1982


  • De la pub à l'Art... de l'Art à la pub...











    • Toscani & Benetton : de la pub à la citoyenneté...








      http://www.toscani.com/

      Correction "Quand la pub soutient des grandes causes" :

       
      1) Quels sont les points communs de ces quatre affiches ? (thème, composition, message, etc.) ; les différences ?
       Les quatre affiches  sont des campagnes publicitaires pour la marque United colors of Benetton (on voit le logo sur chacune). Le produit n’est jamais présent. Elles ont la même dimension, les deux images (en haut) ont une composition symétrique avec des gros plan centrés sur les visages- ; celle de gauche met en scène deux personnes qui s’embrassent (adultes, un couple ?), celle de droite, trois enfants qui grimacent ;  L’image (en bas, à gauche) est un plan d’ensemble avec de nombreuses adultes  représentés de plein pieds (de la tête au pied) . L’image (en bas, à droite) représente des fils barbelés. La thématique commune aux quatre affiches est le racisme, la diversité  culturelle, montrés de façon positive et joyeuse.

      2) Y-a-t-il un indice qui nous indique qu’il s’agit d’une pub ?
      Oui. Seul le logo United colors of Benetton (lettres blanches sur fond rectangulaire vert) présent sur les quatre affiches indique qu’il s’agit de publicités.

      3) Quelle est la publicité qui se démarque des autres ? Pourquoi ?
      La quatrième (en bas, à droite) car elle représente des fils barbelés. Ils ont une valeur « symbolique »  (enfermement, prison, peur, etc.) et créent un  décalage fort entre le sujet de l’image  (social) et sa fonction (publicitaire/vendre un produit). L’objectif est de créer un effet de surprise et de jouer sur la provocation pour faire réagir le public et marquer les esprits.
      • Culture Pub

      Retrouvez des spots publicitaires audiovisuels sur le site Internet :

       http://www.culturepub.fr
       
      • Logorama

      Retrouvez le court-métrage d'animation à l'adresse suivante :

       http://www.gamaniak.com/video-5135-logorama-français.html